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Pour une PAC forte est solidaire

 
 
 
 

Pour une PAC  forte est solidaire

 

L'agriculture un enjeu majeur  un  défi que nous avons à relever

 

 L’autosuffisance alimentaire, la souveraineté alimentaire, et la santé publique  à mon sens doivent être abordés dans la dimension mondiale et la solidarité internationale, en prenant en compte le réchauffement climatique, les répercussions de la cherté des énergies, et la raréfaction des terres agricoles.

Dans le monde c'est la même logique destructrice. L'expansion des monocultures, l'accaparement des terres, la déstabilisation des cultures vivrières provoquent  hausse des prix, famine, exode rural et chômage.

 

 Alors que l'agriculture a la capacité de nourrir le monde, une personne sur deux souffre de la faim.

 

La nouvelle PAC, qui est d'essence ultra libérale, va fragiliser encore  plus  l'agriculture française et entraîner la disparition de dizaine de milliers d'exploitations familiales dans notre pays, va accélérer la concentration des exploitations qui développeront une conception de plus en plus intensive de l'agriculture qui fermera les portes de l'agriculture à de nombreux jeunes qui souhaitent s'installer.

 Le démantèlement de la politique commune des marchés va désorganiser les marchés agricoles et faciliter les importations des pays tiers, notamment américains, cela  met en danger l'indépendance agricole et alimentaire de l'Europe mais surtout de la France

Les USA viennent de gagner une première manche dans leur volonté de maîtriser au plan mondial l'arme alimentaire.

 L'Europe, en cédant aux injonctions de l'OMC et des USA, s'est de fait fragilisée. Et contrairement aux affirmations avancées de manière cynique par les USA, les pays en développement n'auront aucune retombée bénéfique pour eux de cet accord.

La période actuelle appelle moins à de grands bouleversements qu'une évolution profonde, conduite sur la durée avec une PAC qui sécurise les parcours professionnels au lieu de les précariser.

Si l'on veut sécuriser l'approvisionnement des peuples en produits alimentaires dans les prochaines décennies il faut travailler dés maintenant sur le type d'agriculture qui nous serait nécessaire à l'horizon 2050, date présumée de la stabilisation de la population mondiale à 9 milliards de personnes.

Repenser le rôle et la place de l'agriculture dans nos sociétés c'est relever quatre défis dans le débat politique sur le développement agricole

  1. imposer que l'outil des aides publiques agricoles soit partagé au niveau        mondial pour le développement des pays du Sud et des pays de l'Est pour leur   permettre d'aboutir à une véritable souveraineté alimentaire ;
  2. imposer le nombre d'actifs comme un indicateur obligatoire du modèle de     production paysanne et familiale ;
  3. imposer des prix rémunérateurs durables au travail agricole ;
  4. et enfin soutenir la sécurité alimentaire (systèmes de santé cohérents, traçabilité et certification des produits, développement durable, environnement diversifié...) contre le mercantilisme, l'hégémonie et l'uniformisation des multinationales agro-pharmaceutiques.

 

Peut-on  sérieusement envisager une autre agriculture sans remettre en cause la logique de libéralisation des marchés impulsée par la commission européenne, le traité de Lisbonne, l'OMC, et le FMI.

qui porte une politique de recherche du profit à court terme au détriment de bonnes pratiques agronomique, respectueuses de l'environnement.

Elle est couteuse en énergie, ('je note que les perspectives d'énergies de plus en plus chère ne sont guère évoquées) elle accentue la déforestation, la dégradation des sols, elle favorise de nouvelles formes de colonisation des pays pauvres émergents.

 

A cette  nouvelle PAC

qui nous est proposé dans une logique libérale,  notre groupe entend porter une parole de rupture tout en ayant un principe de réalité.

Notre Région tient en matière d'agriculture une place importante dans la surface mais aussi dans sa diversité. Elle est d'autant plus touchée par les difficultés que rencontrent les agriculteurs.

17000 exploitations  professionnelles, première bénéficiaires des droits à paiements Uniques avec toutes les inégalités que cela représente, mais 1000 emplois perdus en moyenne par an, 1 installation pour 3 ou 4 départs, telle  est la situation.

 

Nous avons en effet à  relever les défis alimentaires

 

qualité, quantité, prix, environnement, énergie, terres cultivables, pauvreté, emplois, recherche et innovation.

le prix du pétrole va jouer un rôle considérable, cette énergie chère va peser de plus en plus sur le prix de revient des denrées alimentaires.

Le bruit autour de redistribution des aides compensatrices pour mieux cadrer les outils de régulation des marchés et de la production, annoncent de prochaines crises sectorielles.

Les chèques nationaux remplacent une vraie PAC juste, sociale et durable pour les paysans et consommateurs.

 

  • il faut que la France, l'Europe produisent sur leur sol ce qu'il est possible de produire pour nourrir les animaux que nous mangeons.

L'alimentation granivore pour les animaux, l'importation massive de soja       l'absence de régulation, l'augmentation des céréales et la spéculation  mettent       les éleveurs  en danger.

  • Il faut que soient abandonnées les spécialisations tel que fonctionne l'Europe    Inter          communautaire, diversifier les exploitations agricoles, réintroduire l'élevage    dans certains de nos département, imposer aux céréaliers de produire un minimum de protéines végétales.

L'obligation d'assolement et les paiements verts pourraient  être une réponse  si nous mettons des critères suffisamment exigeants : Au moins 3 cultures différentes par exemple, et que la principale n'excède  pas 70%.

  • Il faut des politiques adaptées aux terrains, des aides différentes qui permettent      de maintenir une activité agricole sur des terres de faible fertilité;

 

Participer à la restauration de l'environnement, ce que nous voulons,

c'est aussi condamner les agro-carburants, la multiplication de projets pour produire toujours plus de diester, et d'éthanol à partir de végétaux participe gravement à l'appauvrissement  des populations et au changement climatique.

L'abandon des quotas laitiers qui permettaient tant bien que mal une régulation de production laitière en France et assurer aux producteurs des prix correctement rémunérateurs , va avoir un effet dévastateur pour les producteurs.

L'accord de 2009 a provoqué une baisse moyenne de 20% pour les producteurs, avec une répercussion de 1,37% pour le consommateur.

 

Le  système alimentaire n'est pas tenable.

De plus en plus les citoyen-nes conscient-es de l'enjeu, de l'impact sur la santé, de l'exploitation à outrance des humains et des terres   veulent être acteurs et ne pas laisser la main à des décideurs qui ne pensent que profits.

 

La question de la santé

prend une part important dans l'élaboration d'une politique agricole.

Déjà nous pouvons constater que selon comme on se nourrit il y a des pathologies qui vont se développer en plus grand nombre: des cancers, l'obésité, les maladies cardiovasculaires.....

Nous ne pouvons laisser se développer une politique qui  actuellement prépare une catastrophe en matière de santé publique dans les populations les plus fragiles.

 

La localisation de la production agricole ne cesse de s'éloigner

des grands bassins de consommation prés du quart des fruits et légumes consommés en France le sont dans l'agglomération parisienne et tout les paysans franciliens produisent des céréales;

L'Ile de France héberge 20% des actifs Français-ses, pour 1,4% d'agriculteurs et la plupart sont des céréaliers, on voit bien  la déréglementation, entretenue, voulue par la politique Européenne.

 

  • Il faut opter pour une conversion partielle des céréaliers en cultures      maraichères et fruitières.

L'enjeu de la propriété de la terre est un levier pour encourager la transition    écologique agricole

  • Il faut aussi favoriser l'installation de jeunes formés au maraichage et à          l'arboriculture qui aspirent a faire ce métier,  une politique  de crédit à long terme très avantageuse de la BCE le permettrait .

Favoriser les petites exploitations beaucoup plus créatrices d'emplois que les grosses souvent très automatisées, avec une vraie politique de réserves foncières, les SAFER doivent jouer un rôle de préservation de l'espace foncier, cesser d'encourager l'agrandissement.

  • Il faut aussi que la dotation pour un jeune agriculteur puisse être octroyée à   chaque nouvel entrant dans le cadre d'une association de plusieurs agriculteurs qui acceptent de travailler en GAEC ou en EARL en créant une ou plusieurs activités non céréalières  sur une exploitation à dominante céréalière.

L'aide alimentaire aux plus démunies doit être garantie, nous avons vu comment il y a peu de temps   l'Europe a remis en cause les stock destines aux associations caritatives.

  • Il faut rendre caduque la loi de modernisation économique qui permet la négociation permanente des prix entre les distributeurs et leurs fournisseurs qui a débouché sur une baisse des prix à la production notamment pour les productions animales.

Cette politique ne profite qu'aux prédateurs de la grandes distribution et aux grandes firmes agroalimentaires;

on ne fait pas le bonheur des consommateurs en ruinant les producteurs.

 

Reconstruire des ceintures vertes autour des villes, et accélérer les conversions à agriculture biologique font partie d'un même chantier.

Encourager les circuits courts de distribution, la culture durable ne peut être que de proximité,  c'est un moyen de signaler aux grands distributeurs qu'il est possible dans bien des cas de se passer d'eux et de leurs marges abusives, c'est le plus sure moyens de réduire les pollutions, et le saccages des terres agricoles, auquel recours les distributeurs pour implanter de nouveaux parkings, pour étaler des bases logistiques consommatrices de terres fertiles, le tout n'aboutissant souvent car des transferts d'emplois et non des créations.

« Je rappelle le scandale qui vient d'être chiffré, en France 600.000tonnes de  denrées périssables sont jetées chaque année par la grande distribution »

  • Il faut encourager par des aides spécifiques les agriculteurs à la recherche de techniques innovantes, car passer à l'agriculture Bio est une décision courageuse et responsable  mais  ceux qui en font le choix sont souvent dans des difficultés financières importantes 

 

Concernant l'éthique

qui doit prendre toute sa place dans une politique agricole répondant à nos valeurs, face à une productivité échevelée, il faut in contrôle sévère sur les manipulation génétique, qui doivent rester l'affaire des nations,.

J'y intègre le bien être animal.

peut on croire comme le voudrait la commission européenne, qu'il est résolu, par les seules dimensions de la cage pour une poule pondeuse, quand on exige de la pauvre bête une production au delà des ses forces.

La même question se pose pour les vaches laitières à 10.000 litres de lait/an envoyées à l'abattoir au bout de 3 lactations en moyenne.
Où est le respect du vivant ?

 

Nous avons la chance d'avoir une Région riche en matière agricole et en diversification, mais très inégale en matière de revenus, selon le département  cela devrait   être une source d'emploi importante, et dans  sa politique régionale, la Région n'a pas attendu la réforme de la PAC pour être à l'écoute des difficultés des producteurs et s'employer à tenter de résoudre celles les plus criantes.

Cela ne suffit pas.

Dans cette communication, il y a des  propositions pour  amender la nouvelle PAC qui ne sont pas négligeables et je salue le travail important de concertation qui a été fait.

Mais nous savons bien que dans cette Europe Ultra libérale, ou la préférence communautaire à été sacrifiée, la régulation des prix et des marchés abandonnés, sans la suspension des accords bilatéraux libre échange négocié par l'Union Européenne,   il va  être très difficile, voir impossible d'apporter des solutions  pérennes qui nous permettent de répondre aux grandes questions qui se posent  à l'échelle de la planète, a commencer dans notre région.

D'autant que  la Région n a pas vocation à se substituer a l'Europe, si elle peut intervenir dans le cadre de ses compétences sur les projets innovants (particulièrement en matière de formation),  l'aide à la créations d'emplois, en favorisant l'installation de jeunes qui ne sont pas issus de milieu agricole , mais qui veulent faire ce métier, aux filières, continuer un travail de partenariat de cogestion avec l'État et tout  les syndicats agricoles.

La Région ne doit pas mettre au pot commun ce que l'Europe ne fera plus après la réforme.

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